Un site internet peut sembler simple à concevoir lorsqu’il s’agit simplement de présenter une activité, quelques services, une équipe et un moyen de contact.
Mais certaines activités ont beaucoup plus à raconter.
Des projets à documenter, des dossiers à présenter, plusieurs activités à articuler, des textes importants, des images, des références, des étapes ou du contexte. Dans ces cas-là, le problème n’est pas forcément de créer du contenu. Il est souvent de savoir comment l’organiser pour qu’il puisse être compris et parcouru facilement en ligne.
Alors, comment transformer une activité riche ou complexe en un site réellement lisible ?
Un site peut-il présenter beaucoup d’informations sans devenir difficile à lire ?
Oui. À condition de ne pas confondre richesse du contenu et accumulation d’informations.
Une activité peut nécessiter beaucoup de détails sans que le site doive tout montrer au même moment. Le travail consiste alors à organiser les informations selon différents niveaux de lecture.
Certaines informations doivent être immédiatement accessibles. D’autres peuvent être découvertes progressivement. Certaines nécessitent une explication, d’autres peuvent être comprises en quelques mots.
La lisibilité ne consiste donc pas nécessairement à supprimer du contenu. Elle consiste à donner à chaque information la bonne place.
Pourquoi un dossier existant ne peut-il pas simplement être mis en ligne tel quel ?
Parce qu’un document et un site internet ne se lisent pas de la même manière.
Un dossier peut être pensé pour être imprimé, envoyé ou consulté dans un ordre précis. Il peut contenir plusieurs pages denses, des textes longs, des annexes ou des éléments qui prennent leur sens dans l’ensemble du document.
Sur un site, la lecture est différente. L’internaute peut arriver directement sur une page, parcourir rapidement un contenu, revenir en arrière, passer d’un projet à un autre ou chercher une information précise.
Le contenu doit donc être adapté à ces usages.
Il ne s’agit pas de perdre la matière existante, mais de la traduire dans un support qui possède ses propres règles de lecture.
Que faut-il faire lorsqu’on a déjà beaucoup de contenu ?
La première étape n’est pas forcément de commencer à créer les pages du site.
Il faut d’abord regarder ce qui existe.
Quels sont les contenus réellement importants ? Lesquels doivent être mis en avant ? Quelles informations sont complémentaires ? Qu’est-ce qui doit être compris immédiatement et qu’est- ce qui peut être découvert plus tard ?
Ce travail permet de construire une hiérarchie : les informations principales, les informations secondaires, les contenus qui nécessitent davantage de contexte et ceux qui peuvent être regroupés.
C’est une forme de décryptage et d’adaptation du contenu avant même de parler de design.
Peut-on présenter une activité complexe sans tout simplifier ?
Oui, et c’est même parfois nécessaire.
On associe souvent la lisibilité à une forme de simplification à l’extrême : moins de texte, moins d’informations, des pages très épurées, mais toutes les activités ne peuvent pas être résumées en quelques phrases.
Une institution, un artiste, une association, une entreprise spécialisée ou un professionnel qui travaille sur des projets complexes peuvent avoir besoin de montrer davantage. Des projets peuvent nécessiter du contexte. Un parcours peut avoir besoin d'être expliqué. Un dossier peut être une partie essentielle de la manière dont l’activité se présente.
L’objectif n’est donc pas toujours de faire moins, il peut être juste de faire en sorte que le contenu dense reste agréable à parcourir.
Comment rendre un contenu dense plus fluide sur un site ?
En travaillant la manière dont l’information est découverte.
La structure des pages, les titres, les niveaux de lecture, les images, les espaces, les liens entre les contenus et la navigation participent tous à cette expérience.
Un projet peut par exemple être présenté avec une première information synthétique, puis développé progressivement. Un ensemble de documents peut être organisé pour que l’utilisateur comprenne d’abord ce qu’il regarde avant d’accéder aux détails.
Le design intervient alors comme un outil de lecture, et pas uniquement comme un élément esthétique.
C’est particulièrement important lorsque le site doit présenter une quantité importante de contenu : l’interface doit accompagner la compréhension plutôt que lui ajouter une difficulté.
Faut-il donc penser le contenu avant de penser le site ?
Dans de nombreux cas, oui.
Un site peut être très esthétique et pourtant être difficile à comprendre si son contenu et sa structure n’ont pas été suffisamment pensés.
À l’inverse, une bonne organisation permet ensuite de faire des choix graphiques beaucoup plus pertinents : quelles pages créer, quelles informations mettre en avant, où placer les images, comment organiser les projets, quels contenus doivent être accessibles directement.
Le site devient alors la traduction d’une réflexion sur l’activité, et pas seulement une succession de pages.
Et si l’on n’a pas encore de contenu organisé ?
Ce n’est pas nécessairement un problème.
La conception d’un site peut aussi être l’occasion de mettre de l’ordre dans une matière existante : textes, dossiers, photographies, présentations de projets, informations institutionnelles ou contenus produits au fil du temps.
Le travail consiste alors à comprendre ce que l’activité doit raconter, à identifier les informations disponibles et à déterminer la manière la plus pertinente de les organiser.
Le site vitrine peut ainsi être conçu à partir d’une structure simple lorsque le besoin est simple, mais aussi évoluer vers une architecture plus éditoriale lorsque l’activité nécessite davantage de profondeur.
Alors, à quoi sert réellement un site vitrine ?
Un site vitrine ne sert pas uniquement à « être présent sur internet ». Il peut devenir un véritable espace de présentation : un endroit où l’on comprend une activité, où l’on découvre ses projets, où l’on accède à ses ressources et où l’on peut progressivement se faire une idée de son univers et de son travail.
Pour une activité simple, cela peut passer par quelques pages clairement structurées.
Pour une activité plus complexe, le site peut devenir un véritable outil de médiation entre ce que l’on fait et ceux qui cherchent à le comprendre.
C’est là que la conception du site dépasse la simple mise en ligne d’informations.
Que peut apporter Mima’lua dans ce type de projet ?
Mima’lua propose la conception de sites internet vitrines, de la réflexion sur la structure jusqu’à la mise en ligne et à la maintenance.
Mais certains projets demandent un travail supplémentaire : partir d’une matière existante, parfois dense ou peu adaptée au web, et réfléchir à la manière de la rendre compréhensible, navigable et cohérente en ligne.
Ce travail rejoint directement l’approche de Mima’lua : comprendre une activité, identifier ce qu’elle doit transmettre et construire un support adapté à cette réalité.
Parce qu’un bon site ne consiste pas seulement à montrer ce que l’on fait. Il doit aussi permettre de comprendre ce que l’on regarde, dans quel ordre le découvrir et pourquoi cela mérite notre attention.
Et lorsqu’une activité a beaucoup à raconter, c’est souvent cette organisation de l’information qui fait toute la différence.
